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Shi'er lou 十二樓
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by Pierre Kaser 2 months, 1 week ago
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Shi'er lou 十二樓 (1658) (Les Douze pavillons)
Titre(s) alternatif(s)
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Jueshi mingyan 覺世名言 (Paroles fameuses pour éveiller le monde)
Genre/forme
- Recueil de douze nouvelles publié en 1658 et souvent réédité depuis, toujours avec le même contenu présenté dans le même ordre. Sur la composition de cette œuvre et son emprunt possible pour une de ses pièces (S 2) au Wushengxi erji (W II), voir Pierre Kaser, « L'œuvre romanesque de Li Yu (1611-1680). Parcours d'un novateur », Thèse de doctorat, Université de Paris VII/Jussieu, 1994, pp. 129-167 ; Pierre Kaser dans Chan Hing-ho (ed.), Inventaire analytique et critique du conte chinois en langue vulgaire. Tome cinquième. Paris : Collège de France / Institut des hautes études chinoises, coll. « Mémoires de l’Institut des hautes études chinoises », volume VIII-5, 2006, pp. 121-126 & 183 et en ligne : https://kaser.hypotheses.org/category/shier-lou-十二樓
- Voir Patrick Hanan, The Invention of Li Yu. Cambridge (Mass.) : Harvard University Press, 1988. pp.76-110.
Résumés (NB. des résumés détaillés sont accessible en ligne et prochainement dans le tome 6 de l'Inventaire analytique et critique du conte chinois en langue vulgaire, en préparation) :
- « Heying lou » 合影樓, Les gloriettes de la réunion des reflets [S 1, 3 chapitres, 10 500 c.] Malgré d’infinies précautions et grâce aux manigances d’un vieil ami, un barbon confucéen se trouve contraint d’abandonner sa fille chérie au fils de son beau-frère, un libertin qu’il déteste. Le jeune homme, un instant éconduit, voit sa persévérance doublement récompensée car il épouse en prime la fille du vieil ami.
- « Duojin lou » 奪錦樓, Le cabinet du choix des époux [S 2, 1 chapitre, 7000 c.] Initialement fiancées à quatre prétendants aussi ignares qu’affreusement laids, deux jumelles épousent finalement l’unique lauréat d’un concours dirigé de main de maître par un juge désireux de trancher un litige familial.
- « Sanyu lou » 三與樓, La tour des trois enseignements [S 3, 3 chapitres, 10 000 c.] En s’appropriant jusqu’à son dernier refuge la résidence d’un esthète dépensier, un riche propriétaire terrien condamne sa famille à la ruine et au déshonneur. Finalement c’est le propre fils du lettré spolié qui sortira rétablira la situation.
- « Xiayi lou » 夏宜樓, La villa du confort estival [S 4, 3 chapitres, 11000 c.] Comment un jeune et brillant lettré choisit sa femme à l’aide d’un télescope qui le fait passer auprès d’elle pour un immortel et lui permet de balayer tous les obstacles qui se sont dressés entre lui et l’élue de son cœur.
- « Guizheng lou » 歸正樓, Le monastère de la Résipiscence [S 5, 4 chapitres, 13500 c.] Après une existence consacrée à l’art de dérober, un voleur de génie quitte la carrière pour se faire moine taoïste. Ses dons trouvent leur consécration dans un épisode final nous montrant par quels subterfuges il parvient à faire financer par d’autres la construction de son monastère.
- « Cuiya lou » 萃雅樓, Le Pavillon de tous les raffinements [S 6, 3 chapitres, 10 500 c.] Ayant refusé les avances du cruel et influent Yan Shifan, un jeune mignon cultivé tombe dans les mains d’un vieil eunuque qui le fait castrer pour le garder à son service. Cédé en héritage au fils du Premier Ministre Yan, l’eunuque malgré lui prendra finalement sa revanche en obtenant de l’empereur la tête du responsable de sa déchéance.
- « Fuyun lou » 拂雲樓, Le belvédère perce-nuages [S 7, 6 chap., 19 000 c.] A peine débarrassé d’une épouse laide, un jeune et brillant bachelier tente par tous les moyens de renouer avec sa première fiancée, une beauté sans égale jadis rejetée pour son impécuniosité. Il n’y parvient que grâce à l’aide de la camériste de celle-ci, qui, tout en travaillant au bonheur de sa maîtresse, n’oublie pas le sien propre en devenant la concubine du jeune homme.
- « Shijin lou » 十巹樓, Le hall des dix noces [S 8, 2 chap., 7 000 c.] Après neuf alliances dont il n’a pu se satisfaire, un jeune bachelier se marie pour la seconde fois avec sa première épouse, une femme d’une frigidité extrême. Comme prévu par un diseur de bonne aventure, le dixième mariage sera le bon.
- « Hegui lou » 鶴歸樓, Le havre du retour de la grue [S 9, 2 chapitres, 7000 c.] Sa philosophie de la moindre espérance permet à un brillant lettré réticent à entrer dans la carrière mandarinale d’affronter avec succès l’adversité d’un monde cruel et de préserver son épouse des affres de la séparation.
- « Fengxian lou » 奉先樓, Le sanctuaire du sacrifice aux ancêtres [S 10, 2 chapitres, 7500 c.] Séparé des siens par les troubles de la fin des Ming, un bachelier retrouve après des mois de recherches effrénées, son fils, seul héritier de son clan, et son épouse qui, au prix de sa vertu, a su le préserver de la mort en suivant un bienveillant général mandchou.
- « Sheng wo lou » 生我樓, La maison qui m’a donné le jour [S 11, 2 chapitres, 7500 c.] Séparé des siens par les troubles de la fin des Ming, un bachelier retrouve après des mois de recherches effrénées, son fils, seul héritier de son clan, et son épouse qui, au prix de sa vertu, a su le préserver de la mort en suivant un bienveillant général mandchou.
- « Wenguo lou » 聞過樓, L’hôtel de la conscience morale [S 12, 3 chapitres, 10 000 c.] Comment, grâce à l’aide d’un préfet éclairé, un groupe de lettrés réussit à faire revenir leur ami, un excentrique dont ils prisent les avis, sur sa promesse de ne jamais plus remettre les pieds en ville, lieu de tous les tourments qu’il a quitté un an plus tôt pour se livrer à une vie d’ermite paysan.
Editions de référence
- Editions anciennes : ŌTSUKA, n° 1245 ; Tiyao, 1990, pp. 326-328
- Facsimilés :
- Shanghai : Shanghai guji, 1991, « Guben xiaoshuo jicheng » 古本小說集成, 2-14-24-779-14 p.
- Taibei : Chengwen, 1970. Helmut Martin (ed.), Li Yu quanji 李漁全集, volumes XIV et XV.
- Editions modernes :
- Hangzhou : Zhejiang guji, 1991. Li Yu quanji 李漁全集, vol. 9, 292 p. Edition critique réalisée par Du Weimo 杜維沫 : texte complet avec les commentaires (Réédition 1998, vol. 4)
- Nanjing : Jiangsu guji, 1991. Première partie du Jueshi mingyan Shi'er lou deng liang zhong 覺世名言十二樓等兩種 , « Zhongguo huaben daxi » 中國話本大系. Texte établi par Cui Zi’en 催子恩. Signale les variantes et reproduit les commentaires.
- Edition numérique en ligne : http://open-lit.com/bookindex.php?gbid=413
Auteur
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Li Yu 李漁 (1611-1680) sous le pseudonyme de Jueshi baiguan 覺世稗官
Eléments biographiques
- Notice : Pierre Kaser, in P. Mougin, K. Haddad-Wotling (ed.), Dictionnaire mondial des littératures, Paris : Larousse, 2002, p. 534.
- Monographie : Patrick Hanan, The Invention of Li Yu. Cambridge (Mass.) : Harvard University Press, 1988.
- En ligne : http://kaser.hypotheses.org/category/li-yu
Traductions autres que françaises :
- Inventaire(s) de traductions : Pierre Kaser, « L'œuvre romanesque de Li Yu (1611-1680). Parcours d'un novateur », Thèse de doctorat, Université de Paris VII/Jussieu, 1994, pp. 494-498 ; Helmut Martin, Li Li-weng über das Theater. Heidelberg, 1966, pp. 316-318 ; Shan Jinheng 單錦珩, Zheng Meirong 鄭美蓉 in Li Yu quanji 李漁全集 (Hangzhou, 1991), vol. 20, pp. 470-474 ; Wang Ermin 王爾敏, A Bibliography of Western Translations of Chinese Works. Taibei : Shangwu yinshuguan, 1975, p. 173 et p. 241 ; Wang Lina 王麗娜, « Shi’erlou zai waiguo » 十二樓在外國, Ming Qing xiaoshuo luncong, n° 4 (Shenyang, 1986), pp. 96-99 ; Wang Lina 王麗娜, Zhongguo gudian xiaoshuo xiqu mingzhu zai waiguo 中國古典小說戲曲名著在外國. Shanghai : Xuelin, 1988, pp. 360-369 ; Pierre Kaser, « Li Yu zai Faguo » 李漁在法國 (Li Yu en France), dans Li Caibiao 李彩標 (ed.), Li Yu sibainian — Shoujie Li Yu guoji xueshu yantaohui lunwenji 李漁四百年— 首屆李漁國際學術研討會論文集. Beijing : Zhongguo xiju, 2012, pp. 2-17. [Version française en ligne : http://kaser.hypotheses.org/22]
- Pierre Kaser, "Li Yu en français (suite 1)" [En ligne à l'URL : http://kaser.hypotheses.org/64 ]
- Voir Lutz Bieg, "Li Yu im Western - nach Helmut Martins Dissertation von 1966. Ein "State of the Field"- Bericht mitt drei bibliographischen Anhängen", dans Christina Neder, Heiner Roetz, Ines-Susanne Schilling (eds.), China in seinen biographischen Dimensionen. Gedenkschrift für Helmut Martin. Wiesbaden : Harrassowitz Verlag, 2001, pp. 27-43
- Traductions intégrales
- japonais : Karashima Takeshi 辛島驍 (trad.), Kakusei meigen Jûnirô 覺世名言十二樓. Tōkyō : Tōyō bunsha kyōkai, coll. « Zenyaku Chūgoku bungaku taikei » 全譯中國文學大系, I. 23, 1958, 3-6-506-20 p.
- russe : Dmitrij Nikolaevič Voskresenskij (Дмитрий Николаевич Воскресенский) (1985, Moscou ; réédité 2008)
- Traductions partielles
- mandchou :
- Giyo si ming yan bitle - dans « The Manchu Translations of Chinese Novels and Short Stories : An Attempt at an Inventory » (in Claudine Salmon (ed.), Literary Migrations : Traditional Chinese Fiction in Asia (17-20th centuries). Beijing : International Culture Publishing Corp., 1987, pp. 141-208), Martin Gimm signale (p. 163, n° 31) une traduction de S 4 sous le titre « Hiya i leo » dont le manuscrit est conservé au Xuanshou tang 萱壽堂 du Shou’an gong 壽安宮, Palace Museum Library (Beijing)
- anglais :
- John Francis Davis, Chinese Novels, Translated from the originals, to which are added Proverbs and Moral Maxims, Collected from their Classical Book and Other Sources. Londres : John Murray, 1822 : « The Shadow in the Water » (S 1), pp. 51-106 ; « The Twin Sisters » (S 2), pp. 107-151 ; « The Three Dedicated Rooms » (S 3), pp. 153-224 [Déjà publiée à Canton en 1815 sous le titre « San-Yu-Low, or the Three Dedicated Rooms », puis l’année suivante dans Asiatic Journal(1816), pp. 31-41, 132-134, 243-249 & 338-342 -- NB : il s’agit de la première traduction en langue européenne des Shi’erlou et d’un roman de Li Yu, mais aussi de la troisième traduction dans une langue occidentale d’un roman chinois ;
- R. K. Douglas, Chinese Stories (Edinburg - London, 1883), pp. 82-124 : « The Twins, from the Chinese of Wu Ming » (S 2) (Repris dans Blackwood’s Magazine, vol. CXLII, juillet 1887, pp. 49-68) ;
- Anonyme, « Yin Seaou lou, or The Lost Child, a Chinese Tale » (S 11), Asiatic Journal and Monthly Review, vol. XXXV (1841), pp. 33-48 (résumé détaillé)
- Patrick Hanan, A Tower for the Summer Heat. New York : Ballantine Books, 1992, xv + 249 p. : « A Tower for the Summer Heat » (S 4), pp. 3-39 ; « Return-to-Right Hall » (S 5), pp. 41-81 ; « House of Gathered Refinements » (S 6), pp. 83-115 ; « The Cloud-Scrapper » (S 7), pp. 117-171 ; « Homing Crane Lodge » (S 9), pp. 173-219 ; « Nativity Room » (S 11), pp. 221-249.
- allemand :
- H. Rudelsberger, Chinesische Novellen. Leipzig, 1914 (rééd. Vienne, 1924) : « Die Schatten im Wasser » (S 1), vol. 1, pp. 200-227 (1914), pp. 143-159 (1924) ; « Die Geschichte von den Zwillingsschwestern » (S 2), vol. 1, pp. 185-200 (1914), pp. 160-168 (1924) ;
- Franz Kuhn : en tous 6 récits (S 1, S 4, S 5, S 7, S 9, S 10, S 11) en trois publications. A. Die dreizehnstökkige Pagode. Altchinesische Liebesgeschichten. 1. Berin : Steiniger Verlage im Dom-Verlag, 1940 ; 2. München, 1949 ; 3. Essen, 1956 ; B. der Turm der fegenden Wolken. Altchinesische Novellen. Freiburg : H. Klemm, 1958, Frankurt : Insel Verlag, 1975 ; C. Altchinesische Liebesgeschichten. Wiesbaden, Berlin : Emil Wollner, 1961. *S 1 : « Der Turm der verliebten Schemen », A3, pp. 43-80 ; C, pp. 7-49 ; *S 4 : « Der Turm des sommerlichen Wohlbehagens », A3, pp. 81-121 ; « Das magische Auge », C, pp. 5-52 ; *S 5 : « Der Turm der Reuigen Einkehr », Ostasiatische Zeitschrift, n° 28 (1942-43), pp. 36-57, 115-133 ; B, pp. 106-163 ; *S 7 : « Der Turm der Fegenden Wolken », B, pp. 164-237 ; *S 9 : « Der Turm des Heimgekehrten Kranich », B, pp. 238-313 ; *S 10 : « Der Turm des Ahnendienstes », A3, pp. 123-141 ; C, pp. 96-117 ; *S 11 : « Der Turm des Wiedergeborenben Ich », A3, pp. 143-176 ; C, pp. 119-149.
- Martin Gimm, Helmut Martin (eds.), Li Liweng, Der schönste Knabe aus Peking. Vier Novellen aus der frühen Qing-Zeit. Dortmund : Projekt verlag, coll. "Arcus Chinatexte", n° 7, 1995, 138 p. : S 6, "Der Turm der Edelkostbarkeiten", pp. 7-43 (H. Martin) ; S 8, "Der Turm der zehn Hochzeitspokale", pp. 45-65 (M. Gimm) ; S 3, "Der Turm der dreifachen Gaben", pp. 67-98 (M. Gimm) ; S 12, "Der Turm der Anhörungen von Ermahnungen", pp. 97-134 (H. Martin).
- italien : Roberto Buffagni, Una torre per il calore estivo. Milano, Feltrinelli, 1994. (Traduction à partir de Patrick Hanan, A Tower for the Summer Heat, 1992)
- adaptations :
- anglais : Nathan K. Mao, Twelve Towers. Short Stories by Li Yü retold by N. Mao. Hong Kong : The Chinese University Press (1975) 1979, xxxvi, 149 p.
- réédition : Nathan K. Mao, Weiying R. Mao, Twelve Towers. Beijing : Foreign Language Teaching and Research Press, 2011, 234 p. Édition bilingue en 2 vols. Ajout de Christopher G. Rea, "Foreword", pp. 1-5 ; N. Mao, W. Mao, "Preface", pp. 6-7, "Introduction" révisée, pp. 8-41
- japonais : Miyake Shōzan 三宅嘯山, Wakan kawa tonibumi 和漢嘉話宿直文 (1787), adaptation de S 10.
Traductions françaises
Traduction intégrale
- En préparation: Pierre Kaser
Traduction partielle (4/12 : S 1, S 2, S3, S 11)
- S 1, Les gloriettes de la réunion des reflets, « Heying lou » 合影樓
- 1827 : Jean-Pierre Abel-Rémusat
- « L’ombre dans l’eau » (S 1), Contes chinois, traduits par MM. Davis, Thoms, le P. d’Entrecolles, etc., et publiés par M. Abel-Rémusat. Paris : Moutardier, 1827, tome second, pp. 148-179 ou 7-64
- Appareil critique :
- Edition source : La traduction anglaise de Sir John Francis Davis, « The Shadow in the Water », Chinese Novels, Translated from the Originals to which are added Proverbs and Moral Maxims, Collected from their Classical Books and other Sources. London, 1822, pp. 51-106.
- Contexte : Contes chinois, traduits par MM. Davis, Thoms, le P. d’Entrecolles, etc., et publiés par M. Abel-Rémusat. Paris : Moutardier, 1827, 3 vols : 240-226-200 p.. Voir Abel-Rémusat, « Avant-propos », pp. [5-9].
- Type de traduction :
- Evaluation qualitative :
- Influence : Adaptation par Théophile Gautier, Le Pavillon sur l’eau. Paris, Ferroud, 1900 VIII+48 pages. Compositions en couleurs d’Henri Caruchet. Préface de Camille Mauclair. [D’après Rémusat] Mis en ligne par Pierre Palpant, à l’URL : http://tinyurl.com/b8k6s4u - Voir Pierre Kaser, "Li Yu en français (suite 1)", sur KaserWeb (24/07:12), à l'URL : http://kaser.hypotheses.org/64 La traduction de Rémusat a fait l'objet d'une réédition avec la collection : Nouvelles chinoises. I. Traduites par P. d'Entrecolles, R. Thoms, Davis, A. Rémusat. Paris : Editions Myoho, 2011, pp. 8-33.
- Remarques :
- J.-P. Abel-Rémusat avait donné un résumé de la nouvelle dans Mélanges asiatiques, ou choix de morceaux critiques et de mémoires. Paris : Librairie Orientale de Dondey-Dupré père et fils, 1826, vol. 2, pp. 339-341. A VERIFIER
- J.-P. Abel-Rémusat, « Avant propos », Contes chinois (1827) : « Il est resté, à cet égard, plusieurs irrégularités, surtout dans les nouvelles traduites par M. Davis, parce que nous ne possédons pas le texte chinois de ces dernières ; ni celui qui a réuni les matériaux de cette collection, ni les personnes qui lui ont prêté leur assistance, ne sauraient donc être responsables de cette partie de l’ouvrage, dont l’exactitude a pour garant le talent bien connu de M. Davis tout seul. Feu M. de Sorsum, qui a traduit de l’anglais les Trois Étages, s’est attaché à la première version de cet auteur, imprimée à Canton, et qu’on ne saurait se procurer maintenant en Europe. Le traducteur anglais a apporté lui-même quelques changements à sa version, en la faisant imprimer à Londres, il y a cinq ans. Mais quoique ces changements consistent principalement en suppressions, ils n’ont pas paru tourner à l’avantage du récit qui est devenu un peu sec et décharné. Les développements de mœurs, les particularités qui se montrent dans les conversations sont ce que M. Davis a cru devoir abréger, et c’est justement là ce qui fait rechercher ces petites compositions avec plus d’intérêt, et ce qui les fait lire avec plus de curiosité. C’est, pour faire éviter l’ennui, un grand moyen que d’être court ; mais il ne faut pas en abuser. »
- S2, Le cabinet du choix des époux, « Duojin lou » 奪錦樓
- 1827 : Jean-Pierre Abel-Rémusat
- « Les deux jumelles » (S 2), Contes chinois, traduits par MM. Davis, Thoms, le P. d’Entrecolles, etc., et publiés par M. Abel-Rémusat. Paris : Moutardier, 1827, tome troisième, pp. 322-346.
- Appareil critique : une note de bas de page
- Edition source : traduction anglaise
- Contexte : Contes chinois, traduits par MM. Davis, Thoms, le P. d’Entrecolles, etc., et publiés par M. Abel-Rémusat. Paris : Moutardier, 1827, 3 vols : 240 + 226 + 200 p. Voir Abel-Rémusat, « Avant-propos », pp. [5-9].
- Type de traduction : Evaluation qualitative
- Influences :
- Reprise, 1884 : Emile Louis Jean Legrand, La Matrone du Pays de Soung. Les deux jumelles (Contes chinois). Paris : A. Lahure, « Collection Lahure », 1884, XXX + 103 p., pp. 41-73 : « Les Deux jumelles » (S 2) Passe souvent à tort pour une traduction originale.
- Emile Legrand (Professeur de l’Enseignement supérieur), « Préface », pp. IX-XXX ; Emile Legrand, « Appendice », pp. 75 ; « La Matrone d’Ephèse » (Extrait du Satyricon de Pétrone), pp. 77-88 ; « La Matrone d’Ephèse » (Conte de La Fontaine), pp. 89-96 ; « Le Nez » (Extrait de Zadig, conte de Voltaire), pp. 97-100
- Réédition : Nouvelles chinoises. I. Traduites par P. d'Entrecolles, R. Thoms, Davis, A. Rémusat. Paris : Editions Myoho, 2011, pp. 150-169.
- Remarque(s) : Voir supra S 1
- S 3, La tour des trois enseignements, « Sanyu lou » 三與樓
- 1819 : Antoine A. Bruguiere de Sorsum (1774-1823)
- « Les Trois étages consacrés » (S 3), Lao-seng-eul, comédie chinoise, suivie de San-iu-leau ou les trois étages consacrés, conte moral. Traduit du chinois en anglais par John Francis Davis, de la factorie de Canton ; et de l'anglais en français par Antoine-André Bruguiere de Sorsum ; avec additions du traducteur. Paris : Roy et Gravier, Londres : A. B. Dulau et Compagnie, 1819, 227 p. : « Les Trois étages consacrés » (S 3)
Accessible en ligne : http://www.chineancienne.fr/traductions/lao-seng-eul-et-san-iu-leou/
- Appareil critique :
- Edition source : traduction anglaise. Antoine Bruguière de Sorsum (1773-1823) qui, sur la fin de sa vie, traduisit depuis l’anglais des textes d’Orient. C’est donc lui qui devait donner la première française de « Sanyulou » dans un ouvrage intitulé : Lao-Seng-Cul-Eul (ou le Vieillard auquel il naît un héritier), comédie chinoise suivie de San-in-Léou (ou les Trois étages consacrés), conte moral, traduit du chinois en anglais par J.-T. Davis, et de l’anglais en français, avec des additions du traducteur (Paris, Roy et Gravier, 1819).
- Contexte :
- Type de traduction : Traduction au carré, traduit de la version anglaise réalisée à partir du texte chinois.
- Evaluation qualitative :
- Influence :
- Remarque(s) : Voir supra S 1 ; pour l'avant-propos, 1819, André Bruguière de Sorsum
- 1827 : Jean-Pierre Abel-Rémusat
- « San-Iu-Leou ou les Trois étages consacrés », Contes chinois, traduits par MM. Davis, Thoms, le P. d’Entrecolles, etc., et publiés par M. Abel-Rémusat. Paris : Moutardier, 1827, tome troisième, pp. 271-320.
Accessible en ligne : http://www.chineancienne.fr/traductions/lao-seng-eul-et-san-iu-leou/
- Appareil critique :
- Edition source : reprise >>de la précédente à vérifier
- Contexte : Contes chinois, traduits par MM. Davis, Thoms, le P. d’Entrecolles, etc., et publiés par M. Abel-Rémusat. Paris : Moutardier, 1827, 3 vols : 240 + 226 + 200 p. Voir Abel-Rémusat, « Avant-propos », pp. [5-9].
- Type de traduction :
- Evaluation qualitative :
- Influence : Réédition : Nouvelles chinoises. I. Traduites par P. d'Entrecolles, R. Thoms, Davis, A. Rémusat. Paris : Editions Myoho, 2011, pp. 108-149.
- Remarque(s) : voir supra
- S 11, La maison qui m’a donné le jour, « Shengwolou » 生我樓
- 2024 : Pierre Kaser
- « La maison qui m’a donné la vie », « Shengwo lou » 生我樓, le onzième récit des Shi’er lou 十二樓 (Douze pavillons) de Li Yu 李漁 (1611-1680) »
- Appareil critique : Une présentation, "Le chef-d'œuvre de la nouvelle en langue vulgaire du XVIIe siècle" accompagnée de 23 notes ; traduction : 10 notes
- Édition source : Texte établi par Cui Zi’en 催子恩 pour l’édition du Jueshi mingyan Shi’er lou proposée dans leur collection « Zhongguo huaben daxi » 中國話本大系 par les éditions Jiangsu guji (Nanjing) en 1991 (pp. 228-247), complété par la consultation de l’édition la plus ancienne du recueil conservée à l’Université de Pékin, imprimé de belle facture sortant du Xiaoxianju 消閒居 dorénavant accessible via plusieurs éditions en facsimilé.
- Contexte : pour compléter les actes d'une JE sur les marges littéraires d'Asie. Voir P. Kaser, « Avant-marge », Impressions d’Extrême-Orient [En ligne], 17|2024. URL : http://journals.openedition.org/ideo/4258
- Type de traduction : Inclut le seul commentaire marginal reçu par la nouvelle.
- Influences :
- Remarque(s) :
Œuvres traduites
Wushengxi 無聲戲 ; Rouputuan 肉蒲團
Li Yu 李漁 (1611-1680)
Traductions par ordre chronologique
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