| |
Rouputuan 肉蒲團
Page history
last edited
by Pierre Kaser 3 months ago
- Rouputuan 肉蒲團 (1657) (Chair, tapis de prière)
Titres alternatifs :
- Juehou chan 覺後禪 (Méditation après l'éveil)
- Yepuyuan 耶蒲緣
- Xunhuanbao 循環報
- Qiao yinyuan 巧姻緣
- Fengliu qitan 風流奇談
- Yupu yuan 玉蒲緣
- Yesou qiyu 野叟奇語
Genre/forme :
- Roman érotique en langue vulgaire, yanqing xiaoshuo 艷情小說 ; 20 chapitres (hui 回) : 100 000 caractères environ ; une quarantaine de compositions poétiques dont 9 ci et 22 shi.
- Sur sa composition voir :
- Patrick Hanan, The Invention of Li Yu. Cambridge (MA) : Harvard University Press, 1988, pp. 132-137, notamment sur la particularité du premier chapitre rédigé sous forme d’essai [déplacé à la fin de l’œuvre par F. Kuhn (1884-1961) dans sa traduction (1959) de l’ouvrage] et le lien avec l’écriture dramaturgique de Li Yu.
- Pierre Kaser, « L'œuvre romanesque de Li Yu (1611-1680). Parcours d'un novateur ». Thèse de doctorat, Université de Paris VII/Jussieu, 1994, pp.
Résumé/notices
- Patrick Hanan, The Invention of Li Yu. Cambridge (MA) : Harvard University Press, 1988, pp. 111-137
- Pierre Kaser in Jacques Dars, Chan Hingho (eds), Comment lire un roman chinois. Anthologie de préfaces et commentaires aux anciennes œuvres de fiction. Arles : Picquier, 2001, pp. 179-198
- Pierre Kaser, « Li Yu », in Gaëtan Brulotte, John Phillips (eds.), Encyclopedia of Erotic Literature. New York - London : Routledge, 2006, pp. 809-813 [En ligne : http://kaser.hypotheses.org/153]
- Pierre Kaser, « L'œuvre romanesque de Li Yu (1611-1680). Parcours d'un novateur ». Thèse de doctorat, Université de Paris VII/Jussieu, 1994, pp. 168-208.
Un jeune lettré de l'ère Zhihe 致和 (1328) portant le pseudonyme de Weiyangsheng 未央生a le désir d’épouser la plus belle femme du monde. Ne pouvant se satisfaire de la beauté pourtant éclatante de Yuxiang 玉香, sa première épouse, la prude fille de l'austère barbon confucéen Tieshan daoren 鐵扇道人, il repart en chasse. Il est bientôt assisté par Sai-Kunlun 賽昆崙, un maître brigand de génie qui le convainc très vite que la petitesse de son sexe est un frein à ses prétentions. Lorsqu'il s'est fait greffer un sexe de chien, ce qui fait de lui un amant incomparable, il séduit Yanfang 艷芳, une commerçante au tempérament fougueux. Celle-ci se retrouvant finalement enceinte, il conquiert en cachette Xiangyun 香雲, une autre beauté qu'il avait repérée bien avant son opération. La jeune personne lui présente trois parentes, comme elle, femmes de lettrés peu doués pour les joutes nocturnes partis concourir à la capitale. Pendant qu'il s'ébat sans retenue avec les quatre femmes, le mari de Yanfang, l'honnête marchand Quan Laoshi 權老實, poussé par un désir de vengeance, séduit Yuxiang et l'engrosse avant de la vendre à un bordel de la capitale où elle devient rapidement la prostituée la plus recherchée de tout l'Empire. Attiré par sa réputation, Weiyangsheng, lequel se croit veuf car son beau-père n'a pas osé lui avouer la fugue de sa fille, s'y presse. Quand il arrive à pied d'œuvre, les maris de ses conquêtes galantes ont déjà goûté les avantages de son épouse légitime qui, pour éviter une confrontation embarrassante avec son mari, se suicide. Prenant enfin conscience de son égarement, Weiyangsheng retourne auprès du moine Gufeng 孤峰 qui avait jadis (chap. 2) tenté de le détourner de son funeste destin. Résolu à ne plus suivre les chemins tortueux de la débauche, il se castre et entre en religion en compagnie des nouveaux convertis que sont Sai-Kunlun et Quan Laoshi.
Edition(s) de référence : ŌTSUKA, n° 21128 ; TIYAO, 1990, p. 241
- Chan Hingho 陳慶浩, Wang Ch’iukui 王秋桂 (eds.). Taibei : Encylopædia Britannica Books Co. - Daying baike, 1994-1997, Collection « Siwuxie huibao » 思無邪匯寶, vol. XV, 518 p. (110 p. ill.). Edition critique utilisant le manuscrit japonais portant la date de 1657.
- Facsimilés en ligne :
- Editions japonaises conservées à l'Université de Tokyo (dont celui de 1657) :
Auteur :
Eléments biographiques :
- Notice : Pierre Kaser, in Mougin, P., Haddad-Wotling, K. (ed.), Dictionnaire mondial des littératures, Paris : Larousse, 2002, p. 534.
- Monographie : Patrick Hanan, The Invention of Li Yu. Cambridge (Mass.) : Harvard University Press, 1988.
- En ligne : http://kaser.hypotheses.org/category/li-yu-李漁-1611-1680
Traductions autres que françaises :
- Voir : Pierre Kaser, « L'œuvre romanesque de Li Yu (1611-1680). Parcours d'un novateur ». Thèse de doctorat, Université de Paris VII/Jussieu, 1994, pp. 499-502 ; Pierre Kaser, « Li Yu zai Faguo » 李漁在法國 (Li Yu en France), dans Li Caibiao 李彩標 (ed.), Li Yu sibainian — Shoujie Li Yu guoji xueshu yantaohui lunwenji 李漁四百年— 首屆李漁國際學術研討會論文集. Beijing : Zhongguo xiju, 2012, pp. 2-17. [Version française en ligne : http://kaser.hypotheses.org/22]:
- Voir Lutz Bieg, "Li Yu im Western - nach Helmut Martins Dissertation von 1966. Ein "State of the Field"- Bericht mitt drei bibliographischen Anhängen", dans Christina Neder, Heiner Roetz, Ines-Susanne Schilling (eds.), China in seinen biographischen Dimensionen. Gedenkschrift für Helmut Martin. Wiesbaden : Harrassowitz Verlag, 2001, pp. 27-43
- allemand, 1959 : Li Yü, Jou Pu Tuan. Ein erotisch-moralischer Roman aus der Ming-Zeit (1633). Franz Kuhn (1884-1961) (trad.) Hamburg : Verlag die Waage
- anglais, 1963 : Jou Pu Tuan (The Prayer Mat of Flesh). New York : Grove Press. Richard Martin (trad.) d’après Kuhn (1959).
- Réédition : The Before Midnigth Scholar. London : Arrow Books (1965, 1986)
- anglais, 1990 : The Carnal Prayer Mat (Rou Putuan). New York : Ballantine, 1990 (Réédition - Honolulu : Hawaï U.P., 1996). Patrick Hanan : traduction directe avec les commentaires de fin de chapitre ; la meilleure traduction actuelle.
- espagnol, 1990 : La Alfombrilla De Los Goces y Los Rezos. Tusquets. Traducteur inconnu : d’après P. Hanan (1990).
- italien, 1973 : Il tappeto da preghiera di carne. Milan : Sonzogno, « I classici dell’erotismo ». Anna Maria Greimel d’après F. Kuhn (1959) • Reedition : Bompiani, 1993 (Milan) à compléter
- japonais : nombreuses traductions anciennes et sans doute modernes (1950, 1963, ?) à compléter
- mandchou : Jeo pu tuwan-i bitle, manuscrit originellement conservé à Berlin, Universitäts-Bibliothek, Umbolt-Universität, mais perdu pendant la seconde guerre mondiale, cf. Martin Gimm, « The Manchu Translations of Chinese Novels and Short Stories - an Attempt at an Inventory », in Claudine Salmon (ed.), Literary Migrations. Traditionnal Chinese Fiction in Asia (17-20th centuries). Beijing : International Culture Publishing Corp., 1987, p. 168 (n° 47)
- néerlandais, 1964 : Vind Og Mane. Kopenhagen. Nielsen Kay d’après F. Kuhn (1959) à compléter
- portugais, 1982 : Jou Pu Tuan. O livro Erotico chinês. Circulo de Leitores. Maria Isabel Braga d’après Kuhn (1959) à compléter
- portugais, 2002 : O tapete carnal de oraçôes. Europa-America. Inconnu d’après P. Hanan (1990) à compléter
- russe, 2000 : Dmitrij Nikolaevič Voskresenskij (Дмитрий Николаевич Воскресенский) (Moscou) à compléter
- hongrois : à compléter
- vietnamien : à compléter
Traductions françaises (2 traductions intégrales)
1962, Pierre Klossowski (1905-2001) - Jacques Pimpaneau (1934-2021)
- Li Yu, Jéou-P’ou-T’ouan ou La Chair comme tapis de prière. Paris : Jean-Jacques Pauvert, 1962
- Rééditions :
- Paris : Cercle du Livre Précieux, 1963, IX-317 p.
- Paris : Jean-Jacques Pauvert, 1979, IX-317 p. Rééd. 1989 : VIII-316 p. [SCD AMU : 895.1a LI]
- Paris : Christian Bourgois, « 10/18 », n° 2676, 1995, IX-317 p.
- Appareil critique : "Avertissement" (non signé, présent dans tous les tirages) : une page, "Préface" pp. I-IX, signée Etiemble ; 25 notes en fin de volume ; dates, identification des lieux, personnages, époques, œuvres et notions chinoises ; « Note sur Jeou-P’ou-T’ouan et son auteur » (non signée - Jacques Pimpaneau ? -, présente dans tous les tirages) : fait référence à la découverte de l’ouvrage « vers les années 20 ... chez un bouquiniste à Nanking » (pp. 305-314)
- Edition source : Edition ancienne en possession du traducteur. Voir "Avertissement" (non signé, présent dans tous les tirages) : « La traduction de ce roman a été établie sur l’édition originale chinoise signalée auCatalogue des romans populaires chinois de Souen K’ai-ti ; chaque page a dix lignes de vingt-cinq caractères chacune. Cette traduction est complète ; on a seulement omis les vers qui ouvrent chacun des chapitres. Des poèmes en début de chapitre sont le cas dans tous les romans chinois, l’origine remonte aux conteurs d’histoires qui usaient de ce moyen pour rassembler et attirer leurs auditeurs. Ils n’ont aucune valeur poétique et font simplement partie des clichés du genre romanesque. » Commentaires : « Le Catalogue des romans populaires chinois de Souen K’ai-ti » correspond au Zhongguo tongsu xiaoshuo shumu 中國通俗小說書目 de Sun Kaidi 孫楷第 (1898-1989) dont la première édition remonte à l’année 1932. L’ouvrage référencé par Sun Kaidi (Beijing : Renmin wenxue, 1982, p. 177) est un tirage d’une édition du roman sortie du Zuiyue xuan 醉月軒, possiblement en possession de Jacques Pimpaneau [voir Chan Hing-ho, « Avertissement » de son édition critique Taipei, « Siwuxie huibao », vol. XV, pp. 17-18] ; la traduction de Franz Kuhn (1959).
- Contexte/Traducteurs : Pierre Klossowski (1905-2001) [sur un mot-à-mot réalisé par un sinologue anonyme qui pourrait être Jacques Pimpaneau] Traduction à quatre mains : écrivain français, par ailleurs traducteur (latin, allemand) travaillant sur un mot à mot réalisé par un traducteur possesseur de l’édition source, après confrontation avec la traduction allemande de Franz Kuhn (1959). Voir Etiemble, "Préface" (1979, p. II) : « Je me suis donc réjoui d’apprendre que J.-J. Pauvert prenait le risque de nous préparer une version du Jeou p’ou-t’ouan. [Franz] Kuhn, toujours lui, avait traduit en allemand ce récit ; un jeune sinologue français, à qui Pierre Klossowski -- chargé d’abord d’en produire la version française -- avait demandé conseil, possédait par chance l’original du Jeou p’ou-t’ouan. Il put ainsi constater que Franz Kuhn avait rendu mieux que passablement le sens du texte chinois, mais en avait fleuri et donc faussé le ton. Pauvert décida de commander à notre sinologue un nouveau mot à mot, sur lequel Klossowski pourrait exercer son talent. Ainsi naguère avait procédé André Gide, associé à Jacques Schiffrin, pour nous restituer du Pouchkine. » Jacques Pimpaneau, possible collaborateur ayant fourni le "mot-à-mot. Voir Etiemble : « Or le Jeou p’ou-t’ouan, dont la traduction française, œuvre conjointe d’un sinologue et de Pierre Klossowski, est à la fois sûre et belle,...», « Le Tapis de Prière en chair (Note sur l’érotique chinoise) » dans Etiemble, Connaissons-nous la Chine ? Paris : Gallimard, « Idées », n° 53, 1964, pp. 113-127, p. 117. Voir également Etiemble, « Préface » à cette traduction et Chan Hing-ho, « Avertissement » de son édition critique du roman publiée à Taipei, « Siwuxie huibao », vol. XV, p. 18. La biographie en ligne de Pierre Klossowski sur le site des Editions de Minuit parle de cette collaboration ainsi : « Traduction à partir du texte allemand de Franz Kuhn, revu sur le texte chinois par Jacques Pimpaneau (Jean-Jacques Pauvert, 1962, 1989). » URL :http://www.leseditionsdeminuit.eu/f/index.php?sp=livAut&auteur_id=1426 L'attribution à Jacques Pimpaneau est confirmée dans Valérie Lavoix, Vincent Durand-Dastès, Soline Lau-Suchet, "Les Bonnes feuilles du disciple de Monsieur Kwok On, ou Jacques Pimpaneau et ses livres" [En ligne] Mis en ligne le 10/11/2021 à l'URL : https://bulac.hypotheses.org/35541 : "L’un des premiers livres de Jacques Pimpaneau fut une traduction qu’il ne signa pourtant pas. Lorsque Jean-Jacques Pauvert publia en 1962, avec une préface d’Étiemble, le Jeou-P’ou-T’ouan ou la chair comme tapis de prière, elle était dite « traduite pour la première fois en français par Pierre Klossowski ». Ce dernier ne savait pourtant pas le chinois : il « exerça son talent » d’écrivain à partir « d’un nouveau mot à mot » établi à la demande de Pauvert par « un jeune sinologue », révèle Étiemble dans sa préface. Dans les très conservatrices années 1960, Pauvert et ses amis firent sans doute bien de ne pas imprimer le nom de Jacques Pimpaneau : serait-il devenu l’année suivante professeur aux Langues O’ si son nom avait été associé à l’une des premières traductions en langue occidentale de ce classique de l’érotisme écrit par Li Yu 李漁 au XVIIe siècle ?"
- Type de traduction : traduction directe, mais avec utilisation d’une traduction relais (allemand) avec le support d’une édition ancienne ; laisse de côté les poèmes de début des chapitres, choix justifié dans l’« Avertissement » : « Cette traduction est complète ; on a seulement omis les vers qui ouvrent chacun des chapitres. Des poèmes en début de chapitre sont le cas dans tous les romans chinois, l’origine remonte aux conteurs d’histoires qui usaient de ce moyen pour rassembler et attirer leurs auditeurs. Ils n’ont aucune valeur poétique et font simplement partie des clichés du genre romanesque. » Certains termes - ceux pour les sexes masculin et féminin -, sont parfois rendus avec les caractères chinois présents dans le texte source : yangwu 陽物 (sexe masculin), yinhu 陰戶 (sexe féminin) ; ils rendent parfois compte de termes différents ayant la même signification. Sur ce procédé, voir André Lévy, « La passion de traduire », in V. Alleton, M. Lackner (eds.), De l’un au multiple. Traduction du chinois vers les langues européennes. Paris : Editions de la Maison des sciences de l’homme, 1999, pp. 164-165 Dans son Anthologie de la littérature chinoise classique (Arles : Philippe Picquier, 2004), Jacques Pimpaneau ajoute une note aux extraits tirés des chapitres III (pp. 47-49) et XX (pp. 289-291) qu’il retient (pp. 906-911), note dans laquelle il explique la raison de ce subterfuge crédité à l’éditeur pour s’affranchir d’une limitation à la vente en vigueur au moment de la publication initiale : « A l’époque où cette traduction fut publiée, certains mots crus comme « bite » entraînaient l’interdiction de vendre le livre aux mineurs, de l’exposer ; il devait être gardé sous clé et vendu seulement sur demande précise, d’où, pour éviter la censure, l’idée de l’éditeur de remplacer les deux mots directs pour le sexe masculin et pour le sexe féminin par les caractères chinois correspondants, ici transcrits en pinyin ». C’est ainsi que dans cette Anthologie(2004), la transcription pinyin « yangwu » remplace les caractères « 陽物 » anciennement présents. NB. Cette explication ne rend pas compte de la disparition de termes tel que benqian 本錢 (« capital ») mais confirmerait l’implication de J. Pimpaneau dans le processus de traduction.
- Evaluation qualitative : Etiemble, « Le Tapis de Prière en chair (Note sur l’érotique chinoise) » in Etiemble, Connaissons-nous la Chine ? Paris : Gallimard, « Idées », n° 53, 1964, pp. 113-127, voir p. 117 : « Or le Jeou p’ou-t’ouan, dont la traduction française, œuvre conjointe d’un sinologue et de Pierre Klossowski, est à la fois sûre et belle,...» ; André Lévy, « La passion de traduire », in V. Alleton, M. Lackner (eds.), De l’un au multiple. Traduction du chinois vers les langues européennes. Paris : Editions de la Maison des sciences de l’homme, 1999, pp. 164-165 ; Pierre Kaser, « Enfer chinois (07a) », billet mis en ligne le 29 octobre 2009 sur le blog de LEO2T, repris sur le carnet de recherche de Pierre Kaser (30/07/14), URL : http://kaser.hypotheses.org/478 ; Pierre Kaser, « Atelier de traduction - Eros chinois » in Vingt-Sixièmes Assises de la traduction littéraire. Arles 2009, Arles : Actes Sud, 2010, pp. 151-156.
- Voir Wang Yiran, thèse à venir
- Voir Pierre Kaser, « French Translations of the Chinese Vernacular Erotic Novel of the Ming and Qing Dynasties: A Brief Overview » in Qi Lintao Qi, Tobias Shani (eds.), Encountering China’s Past Translation and Dissemination of Classical Chinese Literature. Singapore: Springer Nature, Coll. « New Frontiers in Translation Studies », 2022, pp. 101-123. DOI: 10.1007/978-981-19-0648-0_7
- Influence : Aurait pu servir de traduction relais dans certaines traductions, et de point de comparaison à Christine Corniot pour sa traduction du roman, voir De la chair à l’extase (Picquier, 1991). Complètement supplanté par la traduction de Christine Corniot, voir De la chair à l’extase (Picquier, 1991).
- Remarque : Malgré ses défauts, conserve un certain pouvoir de séduction.
1991, Christine Corniot
- Li Yu, De la chair à l’extase. Roman érotique traduit du chinois. Paris : Editions Philippe Picquier, 1991, 278 p.
- Rééditions : Arles, Picquier, 1996, 275 p. ; Picquier, « Picquier Poche », n° 19, 1994, 286 p..
- Appareil critique :
- Introduction : Christine Corniot. 16 pages.
- Biographie de l’auteur (d’après Li Man-kuei in Arthur W. Hummel (ed.), Eminent Chinese of the Ch’ing Period (1644-1912), New York : Paragon Book Gallery, 1943-4, tome 1, pp. 495-97) ; analyse fantaisiste et erronée de la structure du texte en fonction de la présentation en quatre volumes (voir infra) : « La structure de l’ouvrage, explicitée par la division en quatre « saisons », est d’une surprenante simplicité. » La conclusion est aussi à revoir : « C’est à coup sûr une œuvre de la maturité, probablement même, à notre sens, des dernières années. »
- Avertissement : Note non titrée donnant des informations, outre sur des choix de traduction (voir infra), sur le texte utilisé : « La version française que nous donnons ci-après est une version intégrale, établie sur la base de deux textes qu’il nous a été matériellement possible de consulter : celui conservé à la Bibliothèque nationale (Bnf) au Département des manuscrits orientaux sous la cote JA2762 et celui conservé à la Bibliothèque de l’Institut national des langues orientales sous la cote CHI8304, ces deux textes étant conformes entre eux.»
- Commentaires - les deux éditions sont basées sur la même version abrégée, mais non expurgée, du roman que Chūsuirō Shujin 儔翠樓主人 [ 陶山南濤 (1700-1770)] donna du roman en 1705 et qui servit également à Franz Kuhn pour sa propre traduction ; la page de garde indique qu’il s’agit d’une « traduction » issue du Seishin haku 青心閣. L’exemplaire de la Bnf est un tirage petit format en quatre livres portant chacun le nom d’une saison. L’autre est une édition moderne en caractères d’imprimerie sans date, ni indication d’éditeur en 6-816-2 pages.
- Notes : 48 notes de bas de page. Dates, personnages, références littéraires, explications sur des éléments propres à la culture chinoise.
- Table des matières : Titres des 20 chapitres répartis en quatre « Parties », chacune baptisée du nom de la saison correspondant au volume traduit (« Printemps », « Eté », « Automne », « Hiver »). N’est pas reproduite dans l’édition grand format et illustrée de 1996.
- Illustrations : Seulement dans l’édition de 1996 qui proposent reproduites en sépia vingt-quatre illustrations provenant « d’un jeu de photos datant du XIXe siècle reproduisant des peintures en couleur. » (p. 4). Figurent également en fin du volume XV de la collection « Siwuxie huibao » (Chan Hing-ho, ed.)
- Edition source : Edition ancienne de la version japonaise de 1705. Voir supra, rubrique Appareil critique > Avertissement
- Contexte : Commande de l’éditeur Philippe Picquier
- Type de traduction : Traduction directe et complète à partir d’une édition abrégée mais non expurgée. Voir André Lévy, « La passion de traduire », in V. Alleton, M. Lackner (eds.), De l’un au multiple. Traduction du chinois vers les langues européennes. Paris : Editions de la Maison des sciences de l’homme, 1999, pp. 164-165
- Evaluation qualitative : André Lévy, « La passion de traduire », in V. Alleton, M. Lackner (eds.), De l’un au multiple. Traduction du chinois vers les langues européennes. Paris : Editions de la Maison des sciences de l’homme, 1999, pp. 164-165 ; Pierre Kaser, « Enfer chinois (07a) », billet mis en ligne le 29 octobre 2009 sur le blog de LEO2T, repris sur le carnet de recherche de Pierre Kaser (30/07/14), URL : http://kaser.hypotheses.org/478 ; Pierre Kaser, « Atelier de traduction - Eros chinois » in Vingt-Sixièmes Assises de la traduction littéraire. Arles 2009, Arles : Actes Sud, 2010, pp. 151-156/
- Voir Wang Yiran, thèse à venir
- Voir Pierre Kaser, « French Translations of the Chinese Vernacular Erotic Novel of the Ming and Qing Dynasties: A Brief Overview » in Qi Lintao Qi, Tobias Shani (eds.), Encountering China’s Past Translation and Dissemination of Classical Chinese Literature. Singapore: Springer Nature, Coll. « New Frontiers in Translation Studies », 2022, pp. 101-123. DOI: 10.1007/978-981-19-0648-0_7
- Influence : A supplanté la précédente traduction, voir Jéou-P’ou-T’ouan ou La Chair comme tapis de prière. (Pauvert, 1962).
- Remarque(s) : Traduction très décevante tant par le style que la manière. Christine Corniot n'est pas une spécialiste du genre et n'a vraisemblablement pas pris la mesure de l'originalité de cette œuvre.
Traductions partielles
2001, Pierre Kaser (1960-)
Traduction et analyse des commentaires de fin des chapitres :
- Jacques Dars, Chan Hing-ho (eds), Comment lire un roman chinois. Anthologie de préfaces et commentaires aux anciennes œuvres de fiction. Arles : Editions Philippe Picquier, 2001, pp. 179-198
20XX, Pierre Kaser (1960-)
Présentation du roman et traduction inédite d’un passage du chapitre 17
- Pierre Kaser, « Chine. Li Yu, Chair, Tapis de prière. Manuel de sexualité décomplexée », in Le Point. Références, N° 58, juillet-août 2015, Aimer. L’Art et la manière. Les plus beaux textes, pp. 62-63
- Reprise dans ....
Œuvres traduites
Wushengxi 無聲戲 ; Shi'er lou 十二樓
Li Yu 李漁 (1611-1680)
Traductions par ordre chronologique
Page d'accueil
Rouputuan 肉蒲團
|
|
Tip: To turn text into a link, highlight the text, then click on a page or file from the list above.
|
|
|
|
|
Comments (0)
You don't have permission to comment on this page.