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1833, Jules de Klaproth

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1833. Jules de Klaproth (1783-1835)

 

  • « Notices bibliographiques », Catalogue des livres imprimés et manuscrits de la bibliothèque de Feu M. Abel-Rémusat. Paris : J.-S. Merlin, 1833, pp. 182-184
    • Complément : Anonyme, « Avertissement » (pp. 1-4, ext.) 

 


 

Ouvrages chinois - Belles lettres

 

1637. Kin ping meï, roman chinois, 21 cahiers, gr. In-12, br. fig. 

Ce célèbre ouvrage, qui parut pour la première fois en 1693, jouit de la plus haute réputation en Chine, à tel point que l’un des frères de l’empereur Kang hi ne dédaigna pas d’en faire une traduction mandchoue, qui pour la beauté du style ne le cède en rien, assure-t-on, à l’original. Ce roman contient, en cent livres, l’histoire d’un riche droguiste nommé Si men khing, et les détails de ses nombreuses amours. Ce titre de Jin phing meï fait allusion aux noms des trois principales héroïnes de l’ouvrage.

Il n’y a aucun livre qui puisse mieux que celui-ci faire connaître la vie, les mœurs et les usages des Chinois ; malheureusement il est rempli de narrations obscènes, qui en rendent impossible la traduction dans une langue européenne, et une version latine offrirait de grandes difficultés, à cause du nombre considérable d’expressions chinoises pour lesquelles on ne pourrait pas trouver de termes équivalents en latin. 

 

1638. Sieou sang ti y thsai tsu chou, ou le Livre du premier des beaux esprits, plus connu sous le titre de San koue tchi, c. À d. Les Entreprises des trois royaumes : Édition de 1820, 20 cahiers en 4 vol. In-8, d.-rel., dos de Mar. r. 

Après la chute de la dynastie des Han, la Chine fut divisée en trois royaumes, Chu han, Weï et Ou. Cet état de choses dura depuis l’an 212 jusqu’en 280 de notre ère, époque où la dynastie des Tsin parvint à réunir l’empire sous sa domination. L’histoire de ces trois États fut rédigée, vers la fin du IIIe siècle, par Tchhin cheou, et sous le règne de la dynastie mongole, au XIVe siècle, son ouvrage, tout historique, fut pris pour base d’un roman qui est particulièrement estimé pour l’excellence du style ; l’auteur est Lo kouang tchoung. Pour le faire mieux goûter d’un plus grand nombre de personnes, un auteur inconnu, qui vivait sous les Ming, le traduisit en siao choue ou style familier. Le célèbre Kin ching than en a publié une nouvelle rédaction, en 1644, beaucoup plus estimée que la première : c’est celle que nous avons ici dans cette édition de 1820.

 

1639. Le même ouvrage. 10 cahiers chinois, in-12 ; le 9e est en mauvais état.

Exemplaire incomplet

 

1640. Iu kiao li, ou Histoire de Houng-iu et de Meng-li (les deux Cousines), en chinois. 1 vol. pet. in-8, riche reliure, mar. r., fil., dent.

C’est l’original du roman traduit par M. Abel-Rémusat. (Voy. n° 737 du Catalogue.)

 

1641. Iu kiao li, roman chinois traduit par M. Abel-Rémusat, texte autographié et publié par J.-C.-V. Levasseur. Paris, 1829 (Ier livr.). In-8, br. à la chinoise.

 

1642. Hao khieou tchhuan, ou l’Histoire de la belle union, roman chinois très célébre : édition de 1819. I vol. pet. in-8, d.-rel., dos de mar. r. 

C’est le premier roman chinois qui aité été traduit dans une langue européenne. cette traduction fut publiée par l’évèque Hugh Percy, d’après un manuscrit écrit partie en portugais, partie en anglais, sous le titre de Pleasing history ; elle fut mise en français par Eidous (voy. Nos 731 et 732 du Catalogue). M. Davis en a donné une nouvelle traduction complète en anglais, qui a paru à Londres en 1829, en 2 vol. in-8 (n° 734)

 

1643. Houa thou yuan, un des plus célèbres romans chinois. I vol. in-8, d.-rel., dos de mar. r. 

Cet ouvrage est principalement estimé en Chine pour la beauté du style (voy. Noticia linguæ sinicæ du P. Prémare, page 36). M. Fresnel a traduit le premier chapitre et une autre scène de ce roman dans le Journal asiaique, tome 1er, p. 128, et tome III, p. 203.

 

1644. Un autre exemplaire incomplet du même roman, contenant seulement les 5 premiers chapitres des 15 qui le composent. 2 cahiers in-8.

 

1645. Phing chan leng yan, roman chinois célèbre. 4 cahiers in-8, dans leur enveloppe de carton couverte de satin bleu.

 

1646. Pe ngan king ho, roman chinois. 6 cachiers pet. in-8, dans leur étui couvert de satin bleu.

 

1647. Si siang ki, ou Histoire de l’aile occidentale de la maison, roman chinoise célèbre. 6 cahiers pet. in-8, dans leur enveloppe de carton couverte de satin bleu.

 

1648. Pi pha ki, roman chinois avec fig. 6 cahiers pet. in-12, dans leur étui couvert de satin bleu.

 

« Avertissement » (pp. 1-4, ext.)

 

C'est une bonne fortune pour les littérateurs et pour les curieux, lorsque de loin en loin viennent s'offrir en vente publique quelques grandes collections d'ouvrages savants et rares, où les uns peuvent trouver d'amples matériaux pour leurs travaux, les autres, de précieuses curiosités pour leurs cabinets.

La bibliothèque de M. Abel-Rémusat est certainement une source féconde oủ ces deux désirs trouveront à se satisfaire : les raretés n'y manquent pas, les livres savants et utiles y abondent.

Mais c'est surtout dans la spécialité qui faisait l'objet des travaux de ce sinologue que sa collection est riche et précieuse. Sa persévérance à se procurer tout ce qui avail quelque rapport même éloigné avec ses études favorites,

ses relations si étendues avec toutes les notabilités du monde littéraire lui ont fourni, pour enrichir sa bibliothèque, des occasions que peu de personnes pourront retrouver.

Si quelgues séries de sa collection paraissent moins complètes qu'elles ne devraient l’être, c'est qu'une grande partie de classiques grecs, latins et français qui les composaient ont été réservés par une clause du testament de M. Rémusat , qui aurait sans doute enrichi sa bibliothėque des ouvrages qu'on pourrait encore y regretter, si une mort prématurée n'était venue l'arrêter au milieu de sa carrière.

Nous ne craignons donc pas de recommander à l'attention des hommes de lettres et des amateurs cette belle collection […/…]

C’est à MM. Klaproth et Landresse que nous devons les renseignements relatifs aux livres chinois, japonais, etc. M. Landresse nous a été aussi d’un grand secours dans la levée des titres et la lecture des épreuves. 

 



 

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